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Depuis le 13ième
siècle, l’Institut Saint-Jacques (composé d’une chapelle,
d’un cimetière, de courtils et de dépendances) faisait
partie d’un ensemble appelé Hôpital d’Outremer (un des
plus anciens hôpitaux de Namur) qui servait également de
relais pour les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle.
A partir
du 14ième, l’ensemble devint
un asile de nuit parce qu’il est situé hors de
l’enceinte urbaine
et l’édit de 1652 autorisait les mendiants à un séjour
d’une seule nuit.
En 1665,
un projet d’urbanisation fut établi pour créer la rue de
l’Ouvrage (ancien cimetière de Saint-Jacques situé le long
des fossés et supprimé lors de la peste de 1637) mais le
projet fut abandonné et la rue de l’Ouvrage achevée en 1739.
En 1713,
le tableau des répartitions topographiques des maisons de la
rue Saint-Jacques suivant leur confort montrait que 60% de
celles-ci avaient à la fois cuisine et ouvroir ou boutique.
Les bâtiments
de l’Institut Saint-Jacques édifiés au Moyen Age menaçaient
de tomber en ruine car ils n’abritaient plus régulièrement
des pèlerins en marche vers Compostelle.
Ensuite, le Magistrat de Namur reconstruisit le corps de
logis (architecte Petiau) en 1732-1734 et revendit l’ensemble
en 1755 à la confrérie de Saint-Jean Décollé dite de la Miséricorde.
Les Frères de la Miséricorde élevèrent à la place de
la Chapelle en état de ruines l’Eglise Saint-Jacques en
1756-1757. L’Eglise
présente une belle façade classique en pierre bleue et
l’imposte
de l’entrée porte l’image de Saint-Jean Décollé, patron
de la confrérie.
Avant
1812, la rue Saint-Jacques s’appelait rue en Trieux parce que
la porte de Bruxelles se nommait également porte en Try ou de
Trieux.
En 1908,
les bâtiments furent vendus aux Oblates du Sacré-Cœur de
Montluçon (les Dames de Saint-Jacques).
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